Second round pour les deux concurrents et rééquilibrage des forces : le premier revient de très loin tandis que le second ajuste et peaufine. Deux séries désormais difficiles à distinguer l'une de l'autre d'un point de vue expérience mais toutes aussi recommandables.
Des deux franchises, c'est clairement Guitar Hero qui a le plus évolué, ce qui est en soi assez logique puisqu'elle a dû d'abord s'extirper du véritable trou que s'était creusé Neversoft, développeur de la série, en 2007. Il serait facile de ne voir dans World Tour qu'une copie du concept Rock Band, une tentative facile de faire l'aspi au nouvel étalon qualitatif du genre. Et effectivement, la possibilité de jouer un groupe complet (chant, guitare, basse, percussions) associée à la présence d'un éditeur de personnages évoque immédiatement le titre de MTV/Harmonix. L'analogie serait cependant un peu réductrice, Neversoft ayant procédé à un certain nombre d'améliorations mécaniques intéressantes. Côté guitare, certaines notes translucides peuvent désormais être jouées sans "gratter", en tapant simplement les touches du manche, expérience inédite et plutôt agréable même si l'on pourra estimer que Rock Band fait à peu de choses près de même durant les sections solo, à condition d'utiliser le set de boutons spécifiques présent sur le périphérique du jeu. Un type supplémentaire de note, nécessitant de gratter sans plaquer d'accord, fait lui son apparition pour les joueurs de basse, un nouveau challenge rendant l'instrument un peu plus unique d'un point de vue gameplay.
Rock Band 2, à l'inverse, semble presque statique ; comprendre que, dans les grandes lignes, le nouveau volet se joue strictement de la même manière que son prédécesseur. Ce qui n'est pas forcément un mal. Comparé à la campagne proposée par Guitar Hero World Tour, désespérément linéaire, le titre d'Harmonix garde ainsi l'avantage grâce à un mode tournée toujours aussi dynamique – et désormais disponible en solo –, divisée en villes, salles et concerts, avec employés à embaucher et choix constants de carrière (fans ou argent ?). Un vrai mode entraînement pour la partie percussions, apprenant à maîtriser un certain nombre de rythmes de base à différentes vitesses, fait une apparition bienvenue vu la difficulté de l'instrument. Plus important, le mode Battle of the Bands offre des challenges constamment renouvelés par les développeurs, la performance du joueur ou du groupe étant mesurée via un classement mondial et en ligne – un must pour peu que l'on ait la fibre compétitive.
Malgré tout, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression de jouer aux deux mêmes titres. La compatibilité désormais quasi-totale entre jeux et instruments (malgré quelques problèmes avec le kit batterie Guitar Hero World Tour sur Playstation 3, apparemment), rendant du coup la partie logicielle un peu interchangeable, y est peut-être pour quelque chose. Tout comme le fait de retrouver 16 morceaux strictement identiques dans les deux jeux, d'autant plus qu'ils partagent par ailleurs pas mal des mêmes groupes (Nirvana, Metallica, Interpol, Dream Theater, Beastie Boys, System of a Down, pour ne citer qu'eux). La différenciation se fera donc sur les titres plus exotiques de la setlist. Guitar Hero a réussi en cela un joli coup en incluant quelques excellents morceaux du groupe prog-metal – et connu pour être très protecteur de sa musique – Tool, mais on pourrait également citer Jimi Hendrix, Ozzy Osbourne, une nouvelle version énergétique du Kick of the Jams des MC5's ou bien le classique un peu honteux (mais tellement bon à jouer !) Hotel California des Eagles – une amélioration évidente par rapport à l'atroce sélection de Guitar Hero III. Côté Rock Band 2, on avoue volontiers un méga-coup de cœur pour Lush (un des piliers du mouvement shoegazing des 90's), sans oublier The Offspring, Presidents of the United States, AC/DC ou Bob Dylan.
Certains seront peut-être séduits par la fonction de création musicale de Guitar Hero World Tour, ou bien par ses timings nettement plus généreux, offrant au joueur la sensation extrêmement gratifiante de glisser avec aise sur les solos les plus périlleux. D'autres par l'expérience un peu plus sophistiquée et, de manière générale, plus mûre proposée par Rock Band 2. Quoi qu'il en soit, les deux titres représentent deux alternatives totalement respectables – et subtilement différentes – pour les fans du genre. La concurrence a du bon, en somme.
[Image de une : Rock Band 2]
Rock Band 2, à l'inverse, semble presque statique ; comprendre que, dans les grandes lignes, le nouveau volet se joue strictement de la même manière que son prédécesseur. Ce qui n'est pas forcément un mal. Comparé à la campagne proposée par Guitar Hero World Tour, désespérément linéaire, le titre d'Harmonix garde ainsi l'avantage grâce à un mode tournée toujours aussi dynamique – et désormais disponible en solo –, divisée en villes, salles et concerts, avec employés à embaucher et choix constants de carrière (fans ou argent ?). Un vrai mode entraînement pour la partie percussions, apprenant à maîtriser un certain nombre de rythmes de base à différentes vitesses, fait une apparition bienvenue vu la difficulté de l'instrument. Plus important, le mode Battle of the Bands offre des challenges constamment renouvelés par les développeurs, la performance du joueur ou du groupe étant mesurée via un classement mondial et en ligne – un must pour peu que l'on ait la fibre compétitive.
Malgré tout, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression de jouer aux deux mêmes titres. La compatibilité désormais quasi-totale entre jeux et instruments (malgré quelques problèmes avec le kit batterie Guitar Hero World Tour sur Playstation 3, apparemment), rendant du coup la partie logicielle un peu interchangeable, y est peut-être pour quelque chose. Tout comme le fait de retrouver 16 morceaux strictement identiques dans les deux jeux, d'autant plus qu'ils partagent par ailleurs pas mal des mêmes groupes (Nirvana, Metallica, Interpol, Dream Theater, Beastie Boys, System of a Down, pour ne citer qu'eux). La différenciation se fera donc sur les titres plus exotiques de la setlist. Guitar Hero a réussi en cela un joli coup en incluant quelques excellents morceaux du groupe prog-metal – et connu pour être très protecteur de sa musique – Tool, mais on pourrait également citer Jimi Hendrix, Ozzy Osbourne, une nouvelle version énergétique du Kick of the Jams des MC5's ou bien le classique un peu honteux (mais tellement bon à jouer !) Hotel California des Eagles – une amélioration évidente par rapport à l'atroce sélection de Guitar Hero III. Côté Rock Band 2, on avoue volontiers un méga-coup de cœur pour Lush (un des piliers du mouvement shoegazing des 90's), sans oublier The Offspring, Presidents of the United States, AC/DC ou Bob Dylan.
Certains seront peut-être séduits par la fonction de création musicale de Guitar Hero World Tour, ou bien par ses timings nettement plus généreux, offrant au joueur la sensation extrêmement gratifiante de glisser avec aise sur les solos les plus périlleux. D'autres par l'expérience un peu plus sophistiquée et, de manière générale, plus mûre proposée par Rock Band 2. Quoi qu'il en soit, les deux titres représentent deux alternatives totalement respectables – et subtilement différentes – pour les fans du genre. La concurrence a du bon, en somme.
[Image de une : Rock Band 2]
|
06.01.2009
05.01.2009
20.12.2008
18.12.2008
17.12.2008
16.12.2008
15.12.2008
14.12.2008
13.12.2008
12.12.2008
|













Lire ou participer