Il s'en est passé des choses depuis la sortie de Soul Blade, le tout premier épisode de la série. D'honnête concurrent de Tekken en salles d'arcade, Soul Calibur est devenu la série-phare du jeu de combat sur consoles. Et depuis le choc de la version Dreamcast en 1999, Soul Calibur III fait aujourd'hui une arrivée un peu paresseuse sur Playstation 2. Il y a deux ans, le jeu se déclinait en parfaite harmonie sur les trois plates-formes principales. Parfaite harmonie ? Malgré l'inclusion de personnages exclusifs pour chaque console et la performance étonnante de la version Gamecube, devant toutes les autres dans les classements, les ventes de Soul Calibur II furent une déception pour Namco. Qui a juré qu'on ne l'y reprendrait plus, décidant de concentrer ses efforts ? ainsi que son budget de développement ? sur une seule machine. Malheureusement, la moins puissante des trois. Adieu la splendide haute définition avant l'heure de la version Xbox (720p !) et bonjour la PS2, ses pixels pâtés et ses ralentissements occasionnels lorsque trop d'effets graphiques doivent être affichés en même temps.
Il serait fastidieux (pour ne pas dire inutile) de détailler la myriade d'optimisations mineures apportées par la v3.0. Les spécialistes se plongeront immédiatement dans la liste de coups de leurs personnages favoris et noteront ça et là une animation différente, un ajustement nécessaire, un léger changement au fonctionnement du Guard Impact... Mais en gros, Soul Calibur III se joue de la même manière que son prédécesseur, c'est-à-dire à plusieurs, de préférence, et sur l'écran 16/9 le plus large possible.
La caractéristique la plus intéressante de ce troisième volet est, paradoxalement, la partie solo. Le mode "Tales of Soul", par exemple, remplace la traditionnelle enfilade stérile d'adversaires par une mini-aventure à choix multiples. De nombreux chemins que l'on devra explorer entièrement pour découvrir et/ou débloquer des personnages bonus tels que Night Terror ou l'insaisissable Amy. Mais c'est dans les "Chronicles of the Sword", cependant, que le joueur solitaire passera le plus clair de son temps. Mélange de stratégie temps réel rudimentaire et de phases de combat, la campagne, utilisant à plein les possibilités du nouveau module de création de personnages, se révèle être un cercle vicieux diabolique dans lequel les heures s'engouffrent avant de disparaître sans laisser de traces. Chaque chapitre terminé débloque de nouvelles armes et armures pour équiper ses poulains, lesquels voient leur niveau augmenter de concert... le principe de collection n'a plus à prouver son efficacité.
Cet accent mis sur le jeu solo va même jusqu'à l'inclusion d'un mode "Tournoi Mondial". L'illusion est parfaite, jusqu'aux noms des adversaires (Dark Shadow, KillerBob, Predator, etc.). Pourtant non, le câble réseau est bien débranché. Namco a encore oublié l'existence d'Internet. C'est regrettable (d'autant plus que la version arcade de Soul Calibur II proposait déjà un mode simili-réseau plutôt bien fichu) mais cela n'empêchera pas la nouvelle édition de remplacer la précédente chez les fans. A force d'évolutions mineures, la série Soul Calibur va-t-elle bientôt s'imposer comme le Madden NFL ou le FIFA des jeux de combat ?
|
20.11.2008
19.11.2008
18.11.2008
17.11.2008
16.11.2008
14.11.2008
13.11.2008
12.11.2008
11.11.2008
10.11.2008
|













Lire ou participer